Bonjour tout le monde...
Comment allez vous ? (répondez moi, j'y tiens ^^)
De mon côté tout va bien, année validée mais vacances dans deux semaines seulement :'(
Je dessine, oui oui, pas mal, il faut juste que je trouve le temps de scanner tout ça.
Avant mercredi y'aura de nouvelles gribouilles, juré ! Croix d'bois croix d'fer, si j'mens j'vais en enfer.
Merci beaucoup à vous tous qui me laissez quand même quelques coms malgré mon absence, depuis mars... Puis je viendrais vous voir plus souvent, enfin j'essaierais.
Pour aiguiser vos patiences d'anges, je vous fais juste parvenir une "bafouille" de ma part, quelques lignes que j'ai pompeusement nommées "Hypocrisie"... Rien de bien extraordinaire, juste mon esprit tordu qui s'est mis à l'oeuvre.
Hypocrisie
L'hypoglycémie, c'est quand l'organisme n'a plus assez de sucres pour fonctionner. Glycémie, ça veut dire taux de sucre.
Est-ce que « crisie » veut dire taux de crise ?
Quand il n'y a plus assez de crise dans cet organisme pour que tout fonctionne comme il faut, on se sent obligé de faire semblant, histoire d'en rajouter... ? (de la crise !)
Elucubration. Ça aussi, c'est un joli mot. Ça correspond à peu près à ce que je viens d'écrire.
Mais j'aime élucubrer, cabri prisé par le vent hurleur, le vent qui crie tape et détruit.
J'affabule et je créé dans ma bulle des univers factices, faussés aux détails fauchés et fixés par mon imaginaire.
« L'imagination, ça ne sert à rien. »
Oui Mr Marv., si vous le dites c'est que cela doit être vrai.
Seulement elle existe.
C'est terrible, ça, exister et ne servir à rien.
Moi je trouve qu'il faudrait se creuser la tête pour qu'elle serve à quelque chose.
Je suis sûre qu'elle pourrait être utile.
Et on s'en trouve à imaginer comment employer l'imaginaire...
Une table. C'est une table toute bête.
Mais existe-t-elle ?
Quand on referme la porte de la salle de classe, celle où tant de neurones ont sué, ont surchauffé, où tant de petits mots se sont faits passer de table en table, où tant de prof se sont trompé, ont bafouillé, ont réprimandé...
Cette salle, ce bureau, ce tableau blanc, ces 17 tables et ces trente six chaises... Sont ils toujours là, sans nous, sans ½il ni voix pour les faire exister ?
Ces cris, ces rires que tu entends en bas de chez toi, le bruit du linge qui sèche en voletant, un lourd dimanche d'Août, les moineaux qui se pinaillent des insectes allourdis de sucre... Tout cela existe, tout cela te parvient, tout cela te fait vivre.
Ne te ferme pas à ces cris de joie, ils mourraient de ta non entente, s'évanouissant dans le silence et contre ce mur que tu ne parviendras pas à déconstruire.
Ne te ferme pas aux cris de peine, aux larmes que tu pourras partager. Écoute ces sanglots, écoute les bien, tu y entendras de l'espoir.
Ne te ferme pas à la nature qui t'a fait, qui t'a aimé, grâce à laquelle tu as grandi, car elle sait que tu en vaux la peine. Et c'est avant tout pour lui rendre ce qu'elle t'a généreusement donné qu'il faut avancer.
Tu crois avoir le choix, mais au fond tout est comme ce ver rose, au bout du hameçon, qui fait onduler l'eau de ses lentes torsions.
Ecoute bien, l'aube va se lever.
C'est un frelon matinal qui vient se cogner contre ta jupe, c'est une cerise tardive qui te caresse l'oreille.
Il n'est pas encore 5h et tout attend, en bruissant doucement, le lever du roi. Les herbes ondulent comme un tissu soyeux sous la brise.
Tout chuchote et même le ciel se fait discret... La nuit s'efface peu à peu et les couleurs reviennent peupler ce monde qui tourne sans s'arrêter.
N'est ce pas cela, le plus beau moment, où, tout doucement, tu partages les secrets du monde ?
Regarde juste une dernière chose...
Ce que je te montre du doigt, à l'horizon. Voilà ton avenir.
Tu sais, même si aujourd'hui tu as les pieds dans la boue, dans de lents sables mouvants qui t'aspirent et t'emprisonnent, si tu gardes un peu d'amour, si tu fais quelque chose de ce qu'on t'a donné et si tu ne gèles pas tes sentiments pour toujours... Tu verras comme on peut tous avancer dans son propre chemin, tu verras comme le partage, même s'il ne vaudra jamais le tout premier, peut se faire entre les êtres autour.
Tu sais ce que tu veux et tu as raison, garde le précieusement...
Tu n'es pas encore mort.
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